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29.01.2008

"Vague de jeune à L'Humanité" (reprise d'un titre de L'Huma"

100 jeunes ont pris possession des locaux de L'Humanité les samedi et dimanche dernier.
Tout de suite, on se met au travail, on rejoind la rubrique voulue, on décide des thèmes à traiter, on défend son idée en conférence de rédaction... Puis retour au travail, il faut faire vite et réagir à l'actualité qui change...
Au final, une édition exceptionnelle : L'Humanité du lundi 28 janvier est le reflet des préoccupations de la jeunesse, dans sa diversité. A lire absolument sur le site Internet de L'Humanité, rebrique "Les archives de L'Humanité".
Bravo à tous, et merci aux journaliste, rédacteurs en chefs, correcteurs, secrétaires de rédaction.

20.01.2008

Soutien aux sans papiers, une faible mobilisation à Rennes

Hier avaient lieu dans plusieurs villes d’Europe des rassemblements et des manifestations pour soutenir les sans-papiers, exiger leur régularistation ainsi que la fermeture des centres de rétention.

A Rennes, le départ a été donné à 14h, puis après un défilé en ville, un nouveau rendez-vous a été fixé devant le centre de rétention de Rennes-Saint-Jacques. Une manifestation un peu triste, peu de participant malgré la foule présente dans les rues commerçantes (on est en période de solde... 50% de rabais sur les droits de l’homme, ça axiste aussi apparemment...). Pourtant les slogans étaient entraînant : le fameux "nous sommes tous des enfants d’immigrés..." en passant par "à ceux qui veulent la chasse aux étrangers, les citoyens répondent : résistance !!" et en terminant par une rime bien trouvée : soutien aux sans papiers, les droits de l’homme ne seront pas soldés !!" Mais peu de monde, ou disons, pas assez pour une cause aussi importante ; Espérons qu’à un échelon européen la pression de la rue était plus forte.

Restent tout de même des hommes, des femmes, des enfants qui osent lutter et crier leur indignation face à la chasse faite aux sans-papiers. 2008 doit rimer avec lutte, vigilance et victoire. Donc, continuons !!!

L'image de soi et le travail

17 janvier
L'image de soi et le travail
Mardi 15 janvier 2008, j’entends aux flash info matinal de France Inter qu’un homme âgé de 44 ans est mort de froid dans sa voiture la nuit précédente.
Rien qu’en soi cette nouvelle m’a choquée : comment se fait-il qu’un homme aussi jeune puisse mourir dans une voiture ? Je me dis qu’il n’avait probablement plus de logement et faisait de sa voiture sa maison.

Après le flash info, le journaliste développe les titres, j’en apprends donc plus sur cette mort nocturne. Il s’agissait en réalité d’un père de famille qui n’a pas osé avouer à sa famille qu’il avait perdu son emploi, ou plutôt, qu’il n’en avait pas retrouvé un nouveau. Il s’est donc inventé un travail de nuit et dormait dans sa voiture.

Cette nouvelle me fait penser à un film tiré d’un fait divers, où Daniel Auteuil joue un médecin qui n’en est pas un et finit par tuer tous ceux qui découvre son secret : le sentiment de honte que procure une vie sans travailler est plus fort que l’acceptation devant les autres d’une situation de chômage.

Au-delà du rapprochement avec ce film, cette nouvelle m’a révoltée. Comment notre société est-elle parvenue à créer des êtres qui préfèrent mentir et gâcher toute une vie uniquement par peur d’avouer son statut de personns chômeur ?

Le travail est vecteur de sociabilité, un élément important d’une image positive de soi, il permet l’indépendance. Mais, comment en arrive-t-on à ne pas pouvoir avouer aux gens que l’on aime que l’on ne travaille plus ? Pourquoi notre société n’admet pas qu’en dehors du travail, la vie sociale et l’individu existent quand même ? Être chômeur n’est pas synonyme d’être nul, rien, le chômage ne fait pas de nous des non-êtres sociaux. Enfin, c’est ce que je pensais. Mais la mort de cette homme si jeune ainsi d’autres événements similaires me laissent penser que l’être humain n’est pas - ou plus - assez fort pour combattre le cynisme de notre société qui base son jugement esstentiellement sur l’image que le travail renvoie.

Comment faire pour garder confiance en soi même si l’on a perdu son emploi, comment croire que l’on est quelqu’un, que l’on existe même quand on est chômeur ? Comment en est-on arrivé à cette idée que l’individu est nié, au point d’en mourir dans sa voiture ?

Extrait de mon ancien blog - Handball

12 juillet
Les "ptis" du volley !
SPORT - VOLLEY Mercredi 11 juillet, rencontre à Rennes des équipes nationales cadets de volleyball. France/Brésil : les champions d’Europe contre les champions du monde. Un beau spectacle, qui vaut les matchs des plus grandes équipes !
Bluffant, éblouissant. Voici ce que l’on peut se dire à la fin du match préparatoire pour la coupe du monde de volleyball, qui a vu s’affronter mercredi 11 juillet à Rennes la France et le Brésil. Un match en cinq sets, qui a tenu toutes ses promesses : belles actions, rage de gagner, travail d’équipe, fair-play et surtout... suspens !! Le Brésil l’a emporté à l’arrachée, dans un cinquième set joué au tie-break. Bravo aux "petits" des équipes nationales, petits par la catégorie (cadets), mais certainement pas par la taille. Petits complexés... s’abstenir... ou pas ! C’est un spectacle tellement beau. Néophites ou experts, un seul conseil : profitez des soirées que les clubs proposent (2 ou 3 euros la place) afin de vibrer au rythme de matchs tout simplement splendides. Volleyball, Handball, Basket... les "petits" prodiges valent le coup. Et puis, quelle agréable sensations que de se dire que l’on a peut-être approcher les futurs pro des équipes nationales... !

P.S Les championnats du monde auront lieu au Mexique, du 15 au 26 août pour les cadets, et du 31 juillet au 11 août pour les cadettes.

Détruire pour ne plus vivre

Destruction de Würzburg
Le 16 mars 1945 à 21h20, les alliés bombardaient Würzburg. Ville sans potentiel économique ni industriel pour la guerre. Würzbrug était considérée comme l'une des plus belles villes baroques et gothiques de l'Allemagne. La ville était dotée d'un hôpital militaire qui recueillait les blessés alliés. Donc à priori, pas de raison particulière de bombarder.
Mais voilà, les Alliés avaient un but clair : démoraliser la population allemande. La fin de la guerre était proche, tout le monde le savait. Donc, le 16 mars, à 21h20, le bombardement a commencé. En 20 minutes, la ville fut réduite à 97%.
Même histoire que Dresde, finalement, celle-ci étant moins célèbre.
Dans les deux cas... C'est dégueulasse.

Chers Oiseaux

Chers Oiseaux, Anne Weber, Editions du Seuil, 2006.

Chers Oiseaux de l’écrivain Anne Weber, originaire d’Allemagne et vivant à Paris, est un titre trompeur. Le lecteur se croyant invité à l’envol découvre au fil de sa lecture un monde de barrières et d’animaux en cage. Sous la plume d’Anne Weber, la narratrice qui rédige une lettre d’adieux à ses collègues, décrit un processus de perte de l’identité dans le monde su travail.
C’est une lettre-pamphlet qui dénonce le monde de l’entreprise à travers une description ironiquement effrayante. Ton sec et rythmé, nombreuses coupures visuelles sous forme de petits chapitres, phrases saccadées : ces moyens stylistiques produisent l’effet d’une cadence effrénée qui jamais ne ralentira et qui est à l’œuvre dans le monde du travail. Une écriture qui dépeint un milieu où les patrons sont eux aussi touchés par le processus perte de l’identité, machine infernale qu’ils ont eux-mêmes lancée.
La narratrice brosse ses collègues tels des animaux d’une chaîne, dont le plus fort maillon, le patron, agit avec arrogance et mépris. La métaphore englobe la description des bureaux de l’entreprise qui ressemblent plus à une cage qu’à un lieu de travail. Chaque membre de cet enclos est cyniquement analysé par la narratrice: lâcheté et manque de réflexion sont les principaux traits de caractère d’un « oiseau »-collègue.
Le récit se focalise sur toutes les plus basses manies des volatiles qui n’aspirent qu’à se construire un nid dans la cage que symbolise l’entreprise. Un nid qui dresse des barricades et qui ne permet pas de s’envoler.
Le texte est chargé d’un sentiment révolte, seul moyen pour l’employée de se délivrer du fardeau trop lourd qu’elle porte et qui l’oblige à vivre par procuration. Une métaphore du le monde du travail où chacun avance pour soi mais plus avec les autres.

Open Art

24 mars 2005 (expérience Erasmus, Würzburg)

Open Art

Sept musées en cinq heures, le tout pour huit euros. Telle fut m soirée du vendredi 24 mars. Open Art existe depuis plusieurs années à Würzburg. L’idée : les musées ouvrent leurs portes jusqu’à minuit, l’entrée de huit euros n’est à payer qu’une fois. Cela permet donc à un plus large public de se rendre au musée et aussi, cela permet aux musées de se faire connaître. 20 musées à Würzburg !! Je ne le savais pas par exemple. Ainsi je suis allée au Japon où j’ai vu des poupées exposées en vitrines, des kimonos de Geisha, des jeux d’enfants. J’ai aussi admiré la peinture moderne de ce pays, Shoichi Hasegawa et Mariko Assai. Certaines toiles me rappelaient un peu les traits de Kandinsky. J’ai pu observé des peintures composées à partir du concept de « théâtre de l’absurde ». Intéressant, intriguant surtout. J’ai visité la maison de Lothar Foster, sculpteur décédé dans les années 90 je crois, mais important à Würzburg. Il a reçu le prix culturel de la ville en 1990. Dans la maison vit encore la femme de Lothar Foster, qui nous a accueilli avec chaleur, nous n’avions ensuite qu’à suivre la ligne tracée par les nombreuses bougies. Nous allions ainsi à travers le jardin et la maison, s’arrêtant de temps en temps pour observer des sculptures. Le musée du Dôme était lui aussi impressionnant. Peintures religieuses adaptées à l’époque contemporaine pour beaucoup. Le caractère religieux est très présent, mais actualisé, ce qui donne des peintures abstraites, intéressantes à étudier. Quelques toiles où le sang est bien présent, presque des images de torture… Une autre galerie intéressante : les œuvres de Paula et Walter Bausenwein. Ils peignent sur du tissu qui absorbe beaucoup l’intensité des couleurs. Il y a une épaisse couche de peinture pour faire ressortir du rouge par exemple. Les formes géométriques étaient assez présentes dans chaque toile. Enfin, une idée originale, fabriquer des lampes à partir de sachets de thé séchés. Des couleurs pastel agréables à la lumière de la lampe. J’ai fini ma soirée avec le « Kulturspeicher », LE musée de Würzburg. J’y avais déjà vu l’exposition consacrée au Bauhaus quelques semaines auparavant. Je me suis donc concentrée sur les ouvres dites modernes et abstraites, ou la couleur est le maître mot. Des couleurs vives (fluos !!) qui sautent aux yeux, des forment qui troublent la vue, des sculptures géométriques qui nous font nous interroger (mais comment a-t-il fait ça ? Et comment / pourquoi en a-t-il eu l’idée ?).

Une soirée riche en couleurs, formes, idées, et question qui ne demandent pas toutes à trouver une réponse. L’art doit permettre de s’interroger, de bouleverser les idées préconçues, mais je ne pense pas que l’on doive trouver absolument une réponse.

L'université en Allemagne

Mainpost - Würzburg Stadt 30/12/05
Mit Leidenschaft und Respekt

Studentinnen aus Frankreich über Vorteile des Erasmus-Programms

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Von unserer Mitarbeiterin

FLORENCE RECOURSE

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WÜRZBURG Jedes Jahr kommen

viele Ausländer nach Würzburg,

um im Rahmen des Erasmus-Programms

hier zu studieren. Maelle

Raguenes und Clemence Tirel sind

Französinnen; sie kommen aus der

Bretagne und studieren Germanistik

im siebten Semester. Zwischen

der französischen und der deutschen

Universität haben sie Unterschiede

bemerkt.

Die administrativen Aspekte

scheinen in Deutschland weniger

wichtig als in Frankreich zu sein:

während dort der Studienplan vor

dem Studienanfang bereits festliegt,

können hier die Studenten die Kurse

wählen und sich selbst auf einer

Liste anmelden.

Im Unterricht sind die deutschen

Studenten sehr motiviert und begeistert,

sagen Maelle und Clemence

übereinstimmend. Deshalb sind die

Vorlesungen lebendig. Die Dozenten

scheinen auch engagiert aufzutreten.

„Es gelingt ihnen, ihre berufliche

Leidenschaft auszudrücken“,

behauptet Clemence. Diesen Aspekt

hält aber Maelle manchmal für stressig:

„In Frankreich hören die Studenten

dem Dozenten zu und fragen ihn

kaum. Hier müssen wir uns daran gewöhnen,

Fragen zu stellen. Allerdings

bleiben die Studenten vor den

Dozenten immer respektvoll.“

Noch etwas Positives für die beiden

Französinnen sind die Tutorenkurse

sowie die Sprechstunden, weil

die Dozenten sich Zeit für ihre Studenten

nehmen, was beruhigend

wirken kann.

Schließlich denken sie, dass ihr

„Erasmus“-Statut ein Vorteil ist, weil

an sie nicht die selben Erwartungen

gestellt werden. Das „Erasmus“-Programm

gibt die Möglichkeit, im Ausland

zu studieren und „Scheine“ zu

erwerben. Sie müssen dafür aber

nicht, wie ihre deutschen Kommilitonen,

Referate und schriftliche

Hausaufgaben erledigen, sondern

können mündliche Prüfungen bei

ihrem Dozenten ablegen.

Danach bekommen sie Scheine,

die das Studium im Ausland bestätigen.

Dieses Jahr in Würzburg verspricht

also für Maelle und Clemence

positiv und erfolgreich zu

werden.

Die Autorin stammt aus Rennes in

Frankreich. Sie studiert selbst ein

halbes Jahr als Erasmus-Studentin

Germanistik in Würzburg.

Noël en France

Mainpost - Daily X - Article publié le 28/12/05
Ein Genuss: Heiligabend in Frankreich

Für die meisten Franzosen ist Weihnachten eine gute Gelegenheit, gemeinsam lange zu essen und mit der Familie zu feiern. Eltern, Großeltern, Geschwister, manchmal auch Onkel und Tanten treffen sich am Heiligen Abend gegen 20 Uhr. Das Haus ist festlich mit einem Baum und Lichterketten geschmückt.





Austern, Pute und "Bûche de Noël" - ein typisch französisches Weihnachtsmenü

In meiner Heimat, der Bretagne, essen wir Fisch und Meeresfrüchte als Vorspeise, meist Austern. Dazu reicht man kleine gegrillte Weißbrotstücke mit Fisch-Mousse. Als Getränk empfehle ich einen eiskalten Weißwein, zum Beispiel Côteau du Layon. Dagegen essen die Südfranzosen eher Gänseleberpastete.

Der Hauptgang in meiner Familie ist traditionell eine gebackene Pute, gefüllt mit Kastanien. Sie wird mit gebratenen Kartoffeln, Gemüse und Sauce aus dem Ofenrohr serviert. Die Haut der Pute ist goldgelb und knusprig. Allen läuft schon beim Anblick das Wasser im Munde zusammen. Dazu gibt es Rotwein.

Nach einem solchen Hauptgericht sollte man eine Pause einlegen und gemeinsam die Teller spülen. Während alle in der Küche waren, hat der Weihnachtsmann Geschenke unter den Baum gelegt. Es ist Zeit, sie zu öffnen, Fotos zu machen und die Familie zu umarmen.

Nach diesem aufregenden Moment wird die leckere Nachspeise serviert: Eis oder "Bûche de Noël". Das Rezept der "Bûche" sollte man ausprobieren, damit es ohne Probleme gelingt. Es handelt sich um eine Art Biskuit-Rolle mit Buttercreme, zum Beispiel Schokolade oder Vanille. Zu der "Bûche de Noël" schmeckt ein Glas Sekt.

Später werden Schokoladentrüffel mit einer Tasse Kaffee gereicht. Die Trüffel kann man selber machen.

Ihr braucht:

· 200g Bitterschokolade

· 150 ml Schlagsahne

· 25g Butter

· 50g Kakaopulver.

Schokolade in kleinen Stücken in eine Schüssel geben. Butter und Sahne zum Kochen bringen. Dann über die Schokoladenstücke gießen und gut verrühren. Abkühlen und später im Kühlschrank mehrere Stunden ruhen lassen. Den Kakao auf einen Teller geben. Mit der Schokoladenmischung kleine Kugeln formen und diese im Kakao wälzen. Die Trüffel im Kühlschrank lassen, bis sie serviert werden.


Von unserer Redaktionsfranzösin Florence Recourse

La jeunesse en colère

Article en Allemand
Publié dans le journal "Mainpost" le 17 novembre 2005

18 novembre
Die Wut der Jugend - Article Main Post du 17/11/05 - Daily X
Die Wut der Jugend

Gefühle einer Französin zu den Krawallen in ihrer Heimat

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Von daily-X-Autorin

FLORENCE RECOURSE

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Ich heiße Florence Recourse, komme

aus Rennes, Frankreich, und

bin 21 Jahre alt. Seit sechs Wochen

studiere ich Germanistik in Würzburg.

Von meinen Eltern und aus

den Medien hörte ich von den

Pariser Krawallen und der Gewalt

französischen Großstädten.

Seit fast drei Wochen werden in

den Vorstädten von Paris und anderen

französischen Großstädten, wie

Lyon und Rennes, Autos, Sportzentren

und sogar Schulen angezündet.

Die Ursache? Zwei Jugendliche

sind gestorben: Sie wurden von

einem Transformator elektrisch getötet.

Angeblich seien sie von der

Polizei verfolgt worden. Seitdem

protestieren junge Leute und provozieren

jede Nacht die Polizei. Sie zünden

Autos an, werfen mit Steinen

und schreien gewalttätige Parolen.

Die jungen Krawallmacher sind

Kinder von schwarz- und nordafrikanischen

oder nahöstlichen Einwanderern.

Da sie in Frankreich geboren

wurden, haben sie einen französischen

Pass. Trotzdem haben sie das

Gefühl, nicht zu diesem Land zu gehören.

Sie haben die Schule früh verlassen

und keine Lehrstelle gefunden.

Ihrer Meinung nach ist die Zukunft

hoffnungslos. Deshalb nutzen

sie die Gewalt, um ihre Wut auszudrücken.

In Frankreich gilt der Notstand,

ein Gesetz aus der Zeit des

algerischen Krieges (1955), um die

Lage in den Städten zu beruhigen.

Jugendliche dürfen ab 22 Uhr nicht

mehr nach draußen. Sie können sich

nicht mehr treffen oder einfach mal

ins Kino gehen.

........................

„Die Probleme der Jugend

werden durch den

Notstand nicht gelöst!“

Florence (21)

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Es klingt für mich seltsam, den Begriff

„Notstand“ zu hören. Die französische

Regierung glaubt, die Jugendlichen

so zu schützen. Doch

Probleme der jungen Leute werden

dadurch nicht gelöst. Das Hauptproblem

ist, dass die wütenden

Jugendlichen in den Vorstädten wie

in Gettos leben. Gedrängt wohnen

sie in heruntergekommenen Hochhäusern.

Bisher haben alle Regierungen

sie ignoriert und die wachsenden

Probleme nicht gelöst. In diesen

Vierteln wohnen nur Einwanderer.

Statt vom „Gesindel in den Vorstädten“

zu sprechen, sollte Innenminister

Nicolas Sarkozy versuchen,

mit diesen Bewohnern zu reden,

ihnen zuhören und gemeinsam

nach einer Lösung suchen. Die jungen

Einwanderer sollen sich in

Frankreich akzeptiert fühlen, weil sie

ganz einfach Franzosen sind.

Ich frage mich oft, wie Deutsche

dieses Problem betrachten. Ich höre

Radio und habe das Gefühl, dass die

Deutschen die Situation nicht verstehen.

Man kann sich die Kraft der

Gewalt ebenso wenig vorstellen wie

die Wut der Jugendlichen, die sich

im Stich gelassen fühlen. Frankreich

galt als Modell, weil dort die soziale

Gerechtigkeit existierte. Jeder Franzose

hatte bis jetzt die gleiche Chance,

ausgebildet zu werden, in die

Schule zu gehen und einen Beruf zu

finden. Heute scheint das nicht

mehr der Fall zu sein.

Bereits seit 20 Tagen herrscht die

Gewalt der Randalierer in Frankreich!

Die soziale Not der Jugendlichen

sollte ernst genommen werden.

Die französische Regierung

muss nun Mut beweisen, statt mit

Reden und Polizeimaßnahmen zu

antworten. Sonst wird Frankreichs

Selbstverständnis einer multikulturellen

Gesellschaft zerbrechen.

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